L’INSEE a annoncé vendredi que le PIB français avait reculé de 0,1% au quatrième trimestre 2019 au lieu de croître au rythme prévu de 0,3%… C’est la première fois que notre PIB recule sur un trimestre depuis 2016… Cela confirme le coût très élevé de l’amateurisme gouvernemental dans la gestion du projet de réforme des retraites et l’impact désastreux des 26 jours de grève de décembre.

Les conséquences sont lourdes, sans même compter les effets à long terme des concessions catégorielles de l’exécutif. L’objectif gouvernemental d’une croissance de 1,3% en 2020 semble très difficilement atteignable au regard de l’acquis de croissance actuel.

C’est une raison supplémentaire de s’attaquer enfin à la baisse des dépenses publiques. A défaut, la France connaîtra un nouveau dérapage de ses finances et de sa dette publiques.

L’action est d’autant plus indispensable que cette perspective paralyse la consommation des Français et alimente la baisse de la croissance. Ils ont choisi d’épargner le surcroît de pouvoir d’achat consenti par Emmanuel Macron pour calmer la crise des Gilets jaunes et celle des retraites plutôt que de le dépenser parce qu’ils savent qu’il n’est pas financé et que le pouvoir les règle avec un chèque en bois.

A ce jeu, nous sommes tous perdants et la France n’aura plus demain que le choix entre la hausse des impôts et la poursuite du déclin. Il est pourtant possible de sortir du cercle vicieux en engageant une réduction volontariste des dépenses publiques inutiles. La suppression des conseils départementaux ou celle du soi-disant service national universel créé par le chef de l’Etat, sont deux exemples de décision courageuse à prendre sans plus attendre.

Agir ainsi permettra de déclencher un cercle vertueux, particuliers et entreprise reprenant confiance et recommençant à investir ainsi qu’à consommer au bénéfice de la croissance, de la préparation de l’avenir et de la réduction de la part des dépenses publiques dans le PIB. Cela permettra aussi de donner aux services essentiels de l’Etat, à commencer par l’armée, la police, la justice ou la diplomatie, les moyens dont ils manquent tant.

Tout ceci est à notre portée. Ce n’est qu’une question de volonté et d’action. Pour le président de la République et son gouvernement, continuer à ne rien faire et à tergiverser serait une grave faute vis-à-vis de la France et de tous les Français !

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