Il y a huit jours, Aymen mourait sous les balles de deux frères jaloux de son talent à Bondy. La semaine précédente, deux adolescents de 14 ans avaient été poignardés à mort dans l’Essonne. Un mois plus tôt, Yuriy, 15 ans, avait été sauvagement lynché sur la dalle de Beaugrenelle dans le XVème arrondissement de Paris.

Ces actes barbares ne sont pas acceptables. Ils ne sont pas de simples faits divers et ne doivent pas être traités comme tels. Ils témoignent de l’intensification de la violence dans les banlieues et dans certains quartiers des grandes villes. Dans ces banlieues, dans ces quartiers, dans ces zones de non-droit, c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des petits caïds, celle des narcotrafiquants, celle des islamistes radicaux.

Le Premier ministre a affirmé il y a dix jours, pour justifier le durcissement des restrictions sanitaires, que le gouvernement avait pour objectif de protéger les Français. Si cette mission auto-assignée est contestable, il est clair également que l’exécutif semble exclure la jeunesse de cet objectif de protection ! C’est pourtant le rôle de l’Etat d’assurer la sécurité de tous les Français, à commencer par les plus vulnérables, donc les plus jeunes, sur l’ensemble du territoire national.

Le gouvernement doit prendre les moyens de protéger les jeunes de la violence, des méfaits de la drogue et de l’action des bandes. Cela suppose de mener une politique à dimensions multiples incluant éradication des zones de non-droit, priorité donnée à l’éducation, renforcement des structures familiales, ainsi que lutte déterminée contre le trafic de drogue et l’islamisme radical. Tout est dans tout. C’est une action globale, coordonnée et déterminée qu’il faut mener pour rétablir la paix, le droit et la liberté dans ces territoires abandonnés par le pouvoir.

Tous les jeunes de France ont droit à la sécurité. Il est temps que l’Etat remplisse son devoir et offre à toute la jeunesse de France la protection et l’avenir qu’elle mérite.

lfm_2016