L’annonce mardi du dérapage incontrôlé des dépenses publiques et de l’explosion du déficit budgétaire à 5,5% confirment la gravité de la situation financière nationale après sept ans de présidence Macron. Tous les indicateurs sont au rouge avec une dette publique accrue de 1000 milliards d’euros en sept ans seulement et un niveau de déficit budgétaire qui nous vaut le bonnet d’âne européen.

Il est plus que temps, pour l’exécutif, de changer de comportement et de cesser la fuite en avant. Le laxisme budgétaire et la complaisance à l’égard de prélèvements obligatoires bien supérieures à ceux de nos voisins ne peuvent plus durer. La situation devient très risquée pour notre communauté nationale. Nous avons par ailleurs perdu toute crédibilité vis-à-vis de nos partenaires. Il est urgent de corriger le tir et de s’attaquer enfin à l’assainissement de nos finances publiques.

Depuis deux trimestres, la France s’est hissée sur le podium des pays ayant les ratios dette publique/PIB les plus élevés de l’Union européenne, derrière la Grèce (165,5 %) et l’Italie (140,6 %), devant l’Espagne (109,8 %), la Belgique (108,0 %) et le Portugal (107,5 %), des pays qui étaient pourtant loin devant nous pendant des décennies. Sur les 27 pays de l’Union européenne, 16 pays affichent un ratio dette publique/PIB inférieur à 65 %, et même inférieur à 60 % pour 14 d’entre eux, dont l’Allemagne (64,8 %), les Pays-Bas (45,9 %), la République tchèque (44,5 %), l’Irlande (43,6 %), ou l’Estonie (18,2 %).

Cela confirme que l’explosion de la dette publique n’est pas une fatalité, malgré l’impact des confinements, de la guerre en Ukraine et de l’inflation, dont nos gouvernants se servent d’alibi. La volonté politique est le facteur principal !

lfm_2016