Les chiffres de l’insécurité ont parlé. La hausse brutale de la délinquance, avec plus de 1000 cambriolages par jour, signe l’échec de Manuel Valls et du gouvernement en matière de sécurité.
 
Cet échec est triple :
 
Il est d’abord l’échec d’une politique dont la fermeté se réduit aux discours. Les mots sont inefficaces quand ils ne s’accompagnent ni de travail, ni d’action. Il ne suffit pas de gesticuler et de se placer devant les caméras à chaque fait divers pour avoir des résultats : il faut agir. Manuel Valls ne cache pas son ambition de prendre la place du Premier ministre, puis celle du président de la République. Encore faudrait-il qu’il en ait la capacité. Les mauvais résultats qu’il enregistre aujourd’hui à la tète du ministère de l’Intérieur montrent au contraire qu’il a déjà dépassé son seuil d’incompétence.
 
L’échec est ensuite celui du double discours gouvernemental : martial par la bouche de Manuel Valls, laxiste par celle de Catherine Taubira. Comme en matière économique, cette stratégie de brouillage à visée électoraliste ne fonctionne pas : elle crée la confusion et décrédibilise l’autorité de l’Etat. Il est urgent que sur ce sujet aussi, le pouvoir sorte de l’ambigüité qui paralyse et démobilise.
 
L’échec est enfin moral. Pour tenter d’excuser ses mauvais résultats, Manuel Valls a de nouveau choisi de surfer sur le sentiment populiste anti Roms en mettant en cause « les réseaux de l’Est de l’Europe ». Rien ne sert de s’ériger en héraut de la cause antiraciste et antisémite si c’est pour mieux recourir à la tactique du bouc émissaire à la manière des régimes totalitaires. Cette pratique indigne est encore plus grave s’agissant d’un membre du gouvernement censé représenter la République. Elle doit être sanctionnée.


Il y a quelques jours Manuel Valls a demandé aux autorités administrative et judiciaire « de tirer immédiatement toutes les conséquences » d’éventuels dérapages de Dieudonné.  Il a affirmé également à de multiples reprises depuis deux ans qu’il serait « impitoyable à l’égard de ceux qui nient les valeurs de la République, qui portent la haine ».

 

Il revient au président de la République d’en tirer toutes les conséquences et d’appliquer au ministre de l’Intérieur ce même niveau d’exigence et de sévérité, pour ses dérapages comme pour ses échecs.

 

Les Français ont en effet droit à la sécurité. C’est même l’un de leurs droits les plus fondamentaux qu’il revient à l’Etat d’assurer. Il n’y a et il n’y aura pas de confiance, ni de croissance ou de fraternité possibles sans sécurité pour tous.



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